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03 - Les copines

Vendredi 6 mars, Albi

Veille de l’atelier sur les peurs

 

C’est ce matin que je dois appeler ma consultante. L’organisateur ne m’a dit que du bien d’elle, et notre contact par mail m’a plu. Pas de critère précis à vous donner sur le pourquoi de « m’a plu » : good vibes, c’est tout.

Cet appel n’est pas un vrai rendez-vous, c’est plus un point logistique. Elle m’explique comment les rendez-vous avec elle vont se passer, à quoi ils servent, ce que je dois en retirer. Je n’ai pas eu le temps de lire tous les papiers que m’a envoyé ETC lors de l’inscription alors je découvre certains aspects de la formation avec elle. Je suis ravie, car tout est hyper bien structuré, rien n’est laissé au hasard. Tout ça me met en confiance, et me conforte encore un peu dans mon choix de suivre cette formation. Et cette femme est un amour, je l’adore. Elle est douce, rassurante, drôle et très pertinente. Je suis heureuse qu’elle soit ma consultante.

Vient ensuite le moment de préparer mon weekend à Bordeaux, où a lieu l’atelier. Je m’applique à organiser mon sac : un bloc-notes, des stylos, de l’eau, des fruits secs si j’ai faim (ben oui tiens, j’ai peur d’avoir faim). Je prépare un petit-déjeuner à avaler sur la route, et mon pique-nique pour samedi midi. En préparant mes affaires, je vois l’ironie de mes pensées : je m’apprête à aller faire un atelier sur la peur, et en le préparant, j’ai déjà des peurs qui arrivent.

Car oui, aller à cet atelier, en soi, est un défi à mes peurs. Voici la liste des copines qui vont m’accompagner ce weekend :  la copine « peur d’avoir faim » (je ne sais pas où je vais pouvoir manger) ; la copine « peur du noir » (je vais devoir partir en pleine nuit) ; la copine « peur de tomber en panne » (3h de voiture aller, 3h retour avec 0 notion de mécanique) ; la copine « peur de manquer d’argent » (je vais devoir payer l’atelier, l’essence, le péage, l’hôtel, le repas de dimanche midi) ; la copine « peur des inconnus » (je vais rencontrer des gens que je ne connais pas).

Bref, je vais à un atelier sur la peur, et ça tombe vraiment bien, j’en ai plein! Toutes les copines sont là, c’est génial! Un vrai weekend entre filles. Si je résume, rien que pour ce soir : peur d’oublier un truc, peur de tomber en panne, peur de dépenser trop de sous, peur de partir de nuit, peur des gens. Et tiens, au moment d’aller me coucher, une petite dernière s’incruste : peur que mon réveil ne sonne pas. Vous entendez la machine à sous qui fait glinglinglin !! Jackpot! Je passe une bonne soirée, vraiment!


Samedi et dimanche 7 et 8 mars 2020

Atelier sur « LES PEURS »

Samedi matin, 4h. Mon réveil sonne! Youpi! Ma peur « Et si le réveil ne sonnait pas » s’en va, mais une nouvelle arrive dans la foulée. La place est chaude, elle aurait tort de s’en priver pas vrai? Me voilà donc, encore au lit, les yeux à peine ouverts, soulagée que mon réveil ait sonné, mais maintenant effrayée à l’idée de partir en retard.  Bienvenue donc à la nouvelle copine « la peur d’être en retard ».

Je me lève et me prépare en vitesse : la copine me fait accélérer le pas, une vraie militaire celle-là! En plus de me faire peur, elle m’angoisse.  Je vérifie plusieurs fois que je n’oublie rien, parce que j’ai peur d’oublier quelque chose, évidemment. Tiens encore une petite nouvelle « la peur d’oublier un truc ». Mais elle ne vient pas seule : elle traîne avec elle « la peur de me faire cambrioler » qui m’oblige à vérifier plusieurs fois si ma porte est bien fermée au moment de partir.

4h30. Je suis dans ma voiture, mes sacs dans la malle, la bande de copines avec moi, prête à partir. Une copine, « la peur que le portail électrique ne s’ouvre pas » passe faire un coucou, mais à la politesse de repartir assez vite. Merci à elle, je suis déjà assez chargée comme ça.

La copine « peur du noir » a dû se rendormir parce que je ne l’entends plus. Tant mieux. Je roule vers Bordeaux, musique à fond, sourire aux lèvres. Je suis heureuse d’aller à cet atelier. Les copines ont beau être avec moi, je suis excitée à l’idée d’aller découvrir de nouvelles choses.

La copine « peur de manquer » fait une apparition quand je paye le péage : elle reste me tenir compagnie un moment puis se lasse et repart à ses occupations. Mon GPS me dit que j’arrive à 8h15 : c’est très bien, l’atelier ne commence qu’à 9h, j’ai une petite marge qui me rassure. Ce trajet se passe donc très bien : pas grand monde sur la route, un beau levé de soleil, les copines dorment. Tout va bien. Et puis d’un coup, mon téléphone se met à biper : presque plus de batterie! Et mon chargeur de voiture ne fonctionne qu’à son bon vouloir. Et merde !! Merde, merde, merde !! Si je n’ai pas de téléphone, je n’ai pas de GPS. Le duo « peur de me perdre/peur d’arriver en retard » fait une entrée fracassante!

Impossible de faire comme si ces deux-là n’étaient pas là. Elles m’exaspèrent au plus haut point! À force de patience, j’arrive à faire marcher mon chargeur et fais les derniers kilomètres très agacée contre le duo. Quand je me gare enfin sur le parking de l’hôtel, il est 8h25, je suis épuisée, énervée, tendue.

La bonne nouvelle, c’est qu’avec tout ça, les copines « peur des inconnus », « peur de ne pas plaire », « peur de ne pas être à la hauteur » n’ont pas pu me rejoindre tant le duo a pris de la place. Il y a toujours un bon côté à tout, pas vrai ?

En sortant de la voiture, je croise le regard d’une dame qui semble pressée. Moi je suis fatiguée, pas pressée de rien, pas l’énergie d’être quoi que ce soit. Ça m’embête un peu d’ailleurs, cet atelier ne commence pas sous les meilleurs auspices. Mais je me rappelle que je vais rencontrer l’organisateur de l’atelier dont je ne connais pour l’instant que la voix, et ça ravive un peu de joie et d’énergie en moi. J’aime bien savoir à qui je parle au téléphone et il a l’air très sympa.

J’arrive dans le hall immense de cet hôtel et je ne sais pas où aller. La copine « peur de l’inconnu » passe dire bonjour. Une dame chargée de sacs a l’air aussi perdue que moi, ça me rassure. On cherche ensemble la salle, qu’on trouve finalement facilement.

La dame pressée du parking est devant la porte de la salle, et c’est la formatrice. Ma seconde formatrice ETC. Elle me fait un grand grand sourire que je lui rends grand grand aussi, mais je me méfie maintenant. Je sais que les formatrices ont plus d’un tour dans leur sac, et je ne suis pas pressée de savoir ce qu’elle va sortir de celui des peurs.

L’organisateur est quant à lui content, accueillant, juste heureux d’être là semble-t-il. Je vais payer ce que je dois (une copine fait son apparition, de façon assez appuyée je dois dire) et je vais m’installer. Devant, toujours. Pour les mêmes raisons que d’habitude. Je reconnais certaines personnes rencontrées à l’atelier « Être bien » : je vais dire bonjour, me présenter. Toujours ce sourire figé sur le visage, mais un nœud au ventre : j’y vais quand même, par envie autant que par politesse. Je suis contente de voir des têtes connues.

La formation commence par la présentation du programme du weekend : on va parler des peurs dans tous les sens. En mode machine à laver, lavage à 90° et essorage au max.

Cette 1ère matinée est très théorique : je suis fatiguée, alors j’ai l’impression de ne pas tout intégrer, ni de bien vivre ce moment. Comme si j’en manquais des bouts, ce qui est probablement vrai.

Malgré le nuage de fatigue dans lequel je plane, je retiens deux choses.

La première, c’est que j’ai un paquet de peurs dont la très grande majorité est irréelle : ça prouve que j’ai quand même un imaginaire qui fonctionne plutôt bien, la créatrice en moi a de beaux jours devant elle… et puis ça prouve que mon égo est en pleine forme! Je me crée des peurs alors que je n’ai jamais vécu ce dont j’ai peur, donc ma peur est fondée sur quoi? L’égo…toujours. Mes croyances. Il me fait croire qu’il faut avoir peur de trucs complètement ridicules. Mais il est très fort, parce qu’il y arrive super bien et me pourrit la vie avec insistance. Symptômes physiques de la peur à l’appui. Quand j’ai la trouille, j’ai les mains moites, la respiration plus saccadée, des fourmillements dans les bras et les jambes, mal au ventre, parfois des points noirs devant les yeux. Un plaisir que je m’octroie régulièrement et sans modération.

La deuxième, c’est que je ne suis pas agoraphobe. Ouf, je n’ai pas tous les problèmes du monde. La formatrice nous explique ce qu’est l’agoraphobie et clairement, moi je ne suis pas concernée par cette peur, pourtant la plus répandue nous dit-elle. Une pointe de fierté s’éveille en moi : j’ai plein de peurs, mais pas la plus répandue, je ne suis peut-être pas complètement foutue! Il y a de l’espoir!

Et n’allez pas imaginer que j’ai décidé toute seule que l’agoraphobie ne me concernait pas, juste parce que ça m’arrangeait! Non, non. C’est le résultat du test que nous fait faire la formatrice qui le dit. C’est scientifique.

Elle insiste quand même, pour les non-agoraphobes comme moi, sur le fait que l’égo ait pu orienter nos réponses au test, et nous propose de le refaire, à l’occasion.

Message reçu…

Au moment de la pause repas, la copine « peur d’être rejetée » est vite rassurée, car spontanément des personnes du groupe me proposent de manger avec elles. On papote de tout, de rien. Je les trouve brillantes, intéressantes. J’ai l’impression d’être à la traîne dans mon apprentissage. Elles ont toutes fait l’atelier des « 5 blessures » que je ne ferai qu’à la fin du mois. Je ne comprends pas tout, j’ai l’impression de manquer de pertinence alors je préfère écouter que parler. Peur du jugement es-tu là?

Ecouter ou parler avec d’autres élèves est aussi formateur que la formation elle-même. Dans ce genre d’atelier, tout le monde vient avec ses propres bagages de vie, avec le même objectif. Alors les filtres habituels tombent plus facilement, on s’ouvre tous plus facilement. Moins de pudeur. On se rend compte qu’on est tous pareils : pas heureux à 100%. On n’est pas là pour faire « comme si ». On est là pour « être comme on est vraiment ».

À 14h, reprise de l’atelier. Les choses plus concrètes commencent : les exercices font leur apparition. Les exercices, c’est vraiment ce que je préfère dans ces ateliers : ils nous permettent d’expérimenter, de comprendre avec l’être et pas seulement avec le mental, de prendre conscience, de se reconnecter à son moi intérieur.

Depuis ce matin, la formatrice évoque quelque chose « que l’on verra demain ». C’est au moins la 3e fois qu’elle en parle : je sens que la journée de demain va être intéressante (si je savais à quel point…). Mais pour l’heure, elle nous propose de trouver quelles croyances se cachent derrière nos peurs.

Pour cet exercice, je suis en binôme avec une Guadeloupéenne qui a l’air hyper détendue, ça m’apaise de suite. Quand je lui dis que ma peur, c’est l’inconnu, elle ouvre de grands yeux comme pour dire « Ah bon, mais pourquoi? C’est une drôle de peur ça non? ». Euh oui, d’autant que j’ai expérimenté l’inconnu plusieurs fois et que ça s’est toujours bien passé, mais n’empêche, c’est ma peur. La copine est là, je fais avec. Donc je fais cet exercice et la croyance qui en ressort, c’est que pour que je puisse être sereine, je dois accepter d’être ingrate.

Oui : être sereine = être ingrate. Pour moi du moins. Enfin non, pour mon égo plus exactement.

Un ange passe. Et un deuxième. Je me dandine sur ma chaise. Mon binôme affiche clairement son scepticisme. Un troisième ange passe. Pourquoi est-ce que j’aurais cette croyance? C’est quoi le lien entre sereine et ingrate?

Ingrate : qui n’a aucune reconnaissance.

Bon, j’avoue, je ne sais pas. Et j’accepte de ne pas savoir, de ne pas comprendre. J’ai ouvert un chemin, la lumière finira bien par venir. Je garde en tête que l’égo est derrière le refus de comprendre cette croyance.

Nous faisons ensuite un nouvel exercice avec le fameux « j’aimerais ». « Je veux, mais j’ai peur de ». Depuis l’atelier être bien, j’ai eu l’occasion de me rendre compte que j’utilisais beaucoup ce mot, ce qui ne fait que confirmer que je suis pleine de peurs, même les plus improbables.

Je fais l’exercice avec « J’aimerais être sereine ». Comprenez « Je veux être sereine, mais j’ai peur de » : dingue pas vrai? Avec tout ce que je fais tous les jours pour essayer de l’être !! marcher, faire du yoga, de la méditation… et en fait, je fais tout ça avec la peur que ça puisse se réaliser, que je puisse effectivement être sereine. J’accepte de plus en plus cette idée, car je constate qu’elle est vraie. Un peu comme si la sérénité était un beau cadeau, avec un joli emballage, un gros nœud, hyper attractif, mais que le contenu avait une aura inquiétante : envie d’aller voir ce qu’il y a dedans, mais en même temps, le contenu du cadeau est tellement inconnu que ça fait peur (souvenez-vous, j’ai peur de l’inconnu).

Cette fois-ci, le résultat de l’exercice me parle complètement. Pour moi, être sereine = être détachée. Eh bien oui! Arrêter d’être affectée! C’est exactement ça. Être juste dans le constat et pas dans un tsunami d’émotions. Et du coup, si je suis détachée, est-ce qu’il se peut que certaines personnes me trouvent ingrate?

Probablement. La boucle est bouclée.

Je veux être sereine. Donc je dois accepter d’être détachée et peut-être de paraître ingrate.

« Marie-Julie, voulez-vous prendre pour époux la sérénité ici présente?

-          Oui, je le veux! Et pour la vie! 

-          Vous pouvez embrasser la mariée. »

Le samedi soir, je suis très épuisée : levée tôt, la route, l’atelier et mes peurs qui me suivent sans relâche depuis… depuis longtemps. J’avale mon repas dans ma chambre et vais au lit quasiment en même temps que le soleil.

Dimanche

 

Après une nuit d’un sommeil lourd et profond, je me lève avec un gros mal de tête qui passe rapidement avec un café et un cachet pour la migraine. Je prends le chemin de la formation en forme, mais dans un mélange d’appréhension et d’envie. C’est la fameuse matinée dont nous a parlé la formatrice hier, celle où on doit voir le fameux truc « que l’on verra demain ». Et « demain », c’est aujourd’hui.

Je me fais des idées où le sourire de la formatrice est encore plus grand grand qu’hier? C’est possible? Elle veut nous faire passer un message? Genre ça va faire mal, mais n’ayez pas peur! ». J’ai les mains moites, ça y est.

Ce qui est génial avec ETC, c’est que pendant les ateliers, on fait des détentes, en général en fin d’exercice. Mais ce matin, la formatrice nous dit qu’on va faire une détente avant l’exercice. Alors, au premier abord, je me dis : « Génial, c’est super. Les détentes m’aident à me concentrer ». Mais c’est sans compter sur le sac des peurs de la formatrice. Souvenez-vous, je vous ai dit de vous méfier : elles ont plus d’un tour dans leur sac les formatrices ETC!

Alors mon cerveau se met en branle sur cette question : pourquoi on aurait besoin de se détendre AVANT l’exercice? Ça ne sent pas bon du tout cette affaire! Moi je préfère quand je n’ai pas besoin de me détendre avant, finalement. Ça me fait moins peur quand on se détend seulement après. Là, je sais que ce qui va suivre ne va pas me laisser indifférente. Je suis là pour expérimenter, bien sûr, mais n’empêche, je ne fais pas la maline. Vraiment pas.

Nous commençons donc la journée par nous détendre…

Hier, nous avons appris qu’il fallait respirer quand on ressentait de la peur. Alors je respire. Je respire. Je reeeeeespire.

Je ne vais pas vous décrire les exercices de la journée de dimanche ici, car pour ceux et celles qui vont faire l’atelier, vous méritez de vivre pleinement ce qui vous attend.

Mais chacun des exercices de cette journée m’ont fait vivre la peur. Et pas en mode tout doux, je suis ton amie. Non non! Plutôt en mode mes intestins jouent au flipper et je pense que je pourrais me déshydrater tellement j’ai les mains moites.

Je respire, je respire.

Par moment, lors de certains exercices, j’ai l’impression que ma peur se transforme en grande matrone qui me hurle dessus. J’ai envie de partir en courant tellement elle me tyrannise. Un truc est sûr, c’est que moi, j’aurai vécu la peur ce weekend. Dans la moindre cellule de mon corps.

Mais, ce que je peux vous dire de cette journée, c’est que vous allez vivre, sentir, vibrer la peur et c’est très bien! Vous allez pouvoir la vivre en étant pourtant en toute sécurité, entouré de personnes bienveillantes et qui flippent autant que vous.

Je respire, je respire.

D’autres que moi auront vécu cette journée différemment cela dit : ça m’a d’ailleurs interpellée de voir que certains stagiaires ne ressentaient visiblement aucune peur quand moi j’étais tétanisée.

Je respire, je respire.

Pour moi, ce fut un vrai raz de marée d’émotions. Et encore une fois, c’est tant mieux! WOW!

Cet atelier est riche en prise de conscience, en apprentissage, en vécu. Je connaissais certaines de mes peurs - les copines —, mais je me suis rendu compte que j’en avais beaucoup d’autres, la plupart d’entre elles inconscientes. Et au-delà d’avoir découvert certaines de mes peurs, j’ai surtout vécu l’effet qu’elles avaient sur moi. J’ai senti la peur, j’ai pris le temps de l’écouter, l’observer s’infiltrer en moi, de l’accueillir. Je l’ai vraiment rencontré. Et j’ai réalisé à quel point elle pouvait être bloquante. J’ai compris ce que mes peurs et les croyances qui y sont associées m’empêchent d’avoir, de faire, d’être. Je n’avance pas dans la vie parce que j’ai peur.

Je respire, je res-pi-re.

En conclusion : « Voulez-vous vivre dans la peur ou dans l’amour? »

La fin de cet atelier est un soulagement. Beaucoup d’émotions.

Je suis lessivée : le lavage essorage au max a fait son effet. Mais heureuse d’avoir vécu ces deux journées. Pleine de gratitude envers toute l’équipe ETC et le groupe. Cet atelier est puissant dans tous les sens du terme. J’en ressors un peu différente. Plus consciente. Plus proche de moi que jamais.

… Une petite page sentimentale…

… Je suis triste de quitter le groupe avec qui de beaux liens se nouent : vivre nos peurs tous ensemble nous a indéniablement rapprochés. La peur que j’ai de l’autre s’est dissipée. Pour l’instant du moins. Finalement, nous sommes tous pareils. À des degrés différents. Pour des raisons différentes. Pourquoi ne pas accepter que l’autre me ressemble et que je n’aie aucune raison d’avoir peur de lui?

Je reprends la route dans un mélange de fatigue, de joie, d’apaisement, de lourdeur, de vide intérieur. Et je pleure. Je pleure presque pendant les 3h que dure le retour. J’expulse tout ce que ma pudeur m’a empêchée de sortir pendant l’atelier. J’ai peur. Je l’accepte. Et ça me rend immensément heureuse. Je pleure de joie, de reconnaissance, de gratitude. Merci ETC. Et merci à moi de m’offrir ce cadeau. Je me sens libérée. « Libérée, délivrée, Les étoiles me tendent les bras ; Libérée, délivrée, Désormais plus rien ne m’arrête ».

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Être bien, ça s'apprend