40 - Dans ma vie

2 et 3 octobre 2021

Toulouse - Atelier « Être bien »

 

C’est la 3ème fois que je suis cet atelier. Mais cette fois, c’est particulier : je n’y vais pas seule. J’y vais avec mon compagnon.

Et je trouve ça génial de pouvoir partager ce moment avec lui. Il connaît ETC à travers ce que je lui en dis, le blogue et ce que je vis au quotidien. Mais il n’a pas les détails de l’enseignement. C’est ce qu’il vient découvrir ce weekend.

Dire qu’il vient à l’atelier en courant serait exagéré, mais il vient curieux et ouvert à ce qu’il va entendre. Un peu sur la réserve aussi sur le « qui sont ces autres gens qui vont passer le weekend avec nous ? ».

Je suis heureuse de retrouver la formatrice qui a animé presque tous les ateliers que j’ai suivis, mais aussi ma consultante qui est là en tant qu’assistante. Mon compagnon peut enfin mettre des visages sur des noms que je prononce depuis presque 2 ans maintenant. 

Comme toujours, la formatrice nous donne les objectifs de ces deux journées et nous dit : « On va aller voir ce qui bloque la manifestation de vos désirs. » Et moi, je me dis que c’est très bien qu’on aille voir ça… Je vous l’ai dit, c’est la 3ème fois que je suis cet atelier et visiblement même au bout de 3 fois, je vais encore découvrir des trucs.

À la dérobé, j’observe mon compagnon qui est assis juste à côté de moi. Il prend des notes, semble intéressé. Ça me rassure. Je préfère le voir intéressé qu’ennuyé. 

J’en reviens à ce qui bloque la manifestation de nos désirs. La formatrice nous demande de choisir quelque chose en particulier que l’on veut transformer.

Est-ce que j’ai besoin de vous rappeler que j’ai une peur de manquer d'argent totalement irrationnelle, mais particulièrement présente ?

Donc moi, quand elle me demande ce que j’ai choisi, je lui dis : « Je veux être mieux rémunérée. »

Et elle de me regarder avec ce regard taquin qui semble dire « tu te trompes de sujet bichette », et de finalement me répondre : « Tu n’as pas un problème d’argent, tu as un problème avec la valeur que tu te donnes. »

Bon, alors je choisis de transformer la valeur que je me donne…même si, à ce stade, j’ai un peu de mal à faire le lien avec l’argent.

J’accueille.

Je respire.

Je fais confiance à la formatrice. Elle sait : mieux que Bob et moi réunis. 

L’atelier se poursuit et la notion d’acceptation est abordée, puis le triangle de la Vie, la phrase sac de nœuds, les 3 corps, l’égo, le JE SUIS, la responsabilité (…).

J’observe mon compagnon qui est à l’écoute et paraît intéressé. Entre nous, j’adorerais savoir ce qu’il se dit à ce moment précis. Est-ce qu’il est en mode sceptique : « Dans quoi je me suis embarqué ? » ou en mode intéressé : « C’est hyper intéressant cette approche ! » ou en mode ennuyé : « J’ai envie d’un café, il y a une pause dans la matinée ? ».

Je décide qu’il se dit « que c’est vraiment hyper intéressant cette approche et que j’ai bien fait de venir ».

Il est intéressé, me voilà rassurée.

Pendant que je joue les mentalistes, la formatrice dit un truc qui m’interpelle : « Les croyances, ce sont comme des ressorts qui vous reviennent parfois en pleine figure ».

Je vous rappelle une de mes croyances : « Le travail ça doit être dur, long, laborieux et avec un peu de chance, tout au bout, tu gagnes ta vie ».

Alors je me dis que, peut-être, valeur et argent sont effectivement liés parce que globalement, plus j’avance dans la vie, plus je monte en compétences, plus j’ai des responsabilités… moins je gagne d’argent. J’en déduis donc que depuis quelques années la Vie m’offre pleins de situations qui me prouvent ma valeur, mais que je ne veux pas la voir alors tout ça se traduit par une rémunération pas au top.

Vous pensez que ça fait sens ?

Je décide que oui même si je ne sais toujours pas clairement comment je dois faire pour me donner de la valeur.

Et je retiens une chose en cette 1ère journée d’atelier : « Tant que le problème persiste, c’est qu’on n’a pas pris ses responsabilités ». 

La responsabilité.

Une vieille amie. 

La journée d’atelier se termine sur ce mot : « responsabilité ».

ENCORE !

Sans commentaire. C’est le travail d’une vie, la responsabilité.

Mais, pour ce qui est d’aller cuisiner mon compagnon sur ce qu’il a pensé de tout ce qu’il a entendu, la journée ne fait que commencer !!

Et quand je le cuisine, sa réaction est assez tiède en fait. Intéressé oui, euphorique non.

Bon.

Il a quand même retenu certaines choses. Je le laisse faire son bout de chemin avec tout ça. 

Le lendemain, je sens que mon compagnon n’est pas tout à fait dans le même état que la veille. Il a mal à la tête, il a mal dormi et il me dit : « La formatrice a dit que nous devions prendre nos responsabilités. Je vais prendre les miennes et ne pas venir aujourd’hui. J’ai besoin de me reposer. »

Hein ?

Mais non !!

Non ! Non ! NON !

Je veux qu’il vienne moi ! Parce que cet atelier lui a été offert par Monica et que ça ne se fait pas de ne pas venir !!!

Elle va penser quoi Monica ?

Bon, moi mes responsabilités, je ne les prends pas. J’ai peur pour moi plus que pour lui alors je ne sais pas comment, mais à force de pourparlers, le résultat est qu’il vient finalement suivre la suite de l’atelier.

Ouf.

Ouf moyen parce que j’ai une pointe de culpabilité en moi.

Ouf très moyen parce que maintenant j’ai peur qu’il passe une mauvaise journée, à cause moi.

Beurk parce qu’à cet instant précis, je sais que je ne suis pas du tout responsable.

Passons, je suis là pour apprendre, alors j’apprends et là, je suis très consciente de ce qui se passe en moi. Mais c’est plus fort que moi : j’avais besoin qu’il vienne pour me faire croire que tout irait mieux alors.

En fait, je vais vous dire, ça tombe très bien qu’on suive l’atelier « Être bien » ce weekend : je reprends les bases…et visiblement, j’en ai besoin. 

Le but de la journée est : « Se donner le droit d’en vouloir à quelqu’un ».

Mon compagnon me demande si on va devoir refaire des exercices à 2 et me dit qu’il veut les faire avec moi. Il est d’accord pour découvrir ETC mais je sens que la limite de ce qu’il est prêt à entendre et surtout à partager est toute proche, alors il veut qu’on travaille ensemble.

La formatrice nous donne son accord.

Nous voilà donc tous les deux à travailler sur notre responsabilité, les notions d’engagement, de réconciliation et de pardon. Et vous savez, c’est un beau moment que de partager ses propres découvertes avec son compagnon. Ça permet de lever le voile sur une partie de nous, sur notre vulnérabilité. Ça rapproche. 

Ça rapproche, mais quand je fais l’exercice du miroir, mon compagnon se moque de moi quand il voit la conclusion de mon exercice : j’ai ENCORE ce truc d’être froide et distante qui ressort. Ce n’est pas vrai !

Je frôle le désespoir…je le frôle tellement, qu’en fin d’exercice, je tope la stagiaire et lui dit : « Mais comment je fais ?? ».

Ça fait 2 ans que je suis l’enseignement d’ETC mais là, d’un coup, je suis larguée. Je ne vais quand même pas me faire greffer une bouillotte pour paraître plus chaleureuse !!

Froide et distante. Comment je vais me sortir de ce bourbier ?

Bob a mis la notion d’acceptation au placard sur le sujet : inaccessible ! 

Pour l’anecdote…

… Il y a quelques semaines, je me suis énervée pour une raison que j’ai déjà oubliée. Mais mon compagnon, qui n’est pas du tout habitué à me voir m’énerver, m’avait dit alors : « Avec tout ce que tu fais pour travailler sur toi, je ne comprends pas que tu t’énerves !! ».

Alors au moment où la formatrice explique au groupe que s’énerver c’est normal, qu’être méchant, chiant, menteur, FROID !!! (…) c’est normal parce qu’on est humain. Qu’on n’a pas à renier une partie de nous dont on est de toute façon tous faits, qu’on le veuille ou non, je dis à mon compagnon : « Tu vois pourquoi je m’énerve ? Parce que je suis humaine ! Ce n’est pas parce que je fais ETC que je suis devenue une espèce de Bisounours ambulant ! ».

Non, mais !

L’atelier « Être bien » en couple, vraiment, je vous le recommande ! Malgré elle, la formatrice passera certains messages pour vous ! 

En fin de journée, quand la formatrice nous demande à chacun avec quoi on repart de ces deux jours, je réponds : « Avec une immense gratitude d’avoir partagé ce moment avec mon compagnon, et l’envie de ressortir le « Miroir » du placard. J’ai tendance à oublier que cet outil existe ! ».

Et ce soir, pas la peine de cuisiner mon compagnon sur ce qu’il a pensé de l’atelier : quand la formatrice l’interroge à son tour, il est ému, a les larmes aux yeux. Le soir, nos discussions tourneront quasi exclusivement sur ce qu’il a découvert aujourd’hui.

Le lendemain, il ira même jusqu’à partager ce qu’il a compris avec certaines personnes de son entourage.

Et, quelques jours plus tard, il viendra me voir en me disant : « Je suis perdu, je suis censé faire quoi avec tout ce que j’ai appris ? J’ai compris ce qu’a dit la formatrice, mais dans les faits, je dois faire quoi maintenant ? »

Alors là mon chéri, voilà une belle preuve que ton égo est en pleine forme ! Il arrive à te faire croire que tu es perdu, que rien n’est clair dans ce que tu as appris ! Foutaise !

Je lui suggère de ressortir ses notes et de simplement appliquer ce qui nous a été conseillé.

Globalement, je vous dirais : « Pratiquez, pratiquez, pratiquez les outils le plus souvent possible...jusqu’à ce qu’ils deviennent un réflexe pour vous ! »

Et moi, je vais me conseiller de pratiquer le miroir…jusqu’à ce qu’il devienne un réflexe pour moi…je ferais bien de suivre plus souvent les conseils que je donne aux autres… 

 

5 octobre 2021

 

J’ai rdv avec ma consultante pour faire le travail suite à l’atelier sur les pièges relationnels…que j’ai suivi il y a presque un an de ça.

Les pièges, c’était l’atelier du déni. Je ne voulais pas comprendre de quoi nous parlait la formatrice.

Et vous savez quoi ? Je fais ENCORE du déni !!! Je n’ai pas beaucoup progressé depuis.

Ma consultante sait que cet atelier m’a donné du fil à retordre alors elle ouvre la séance en me demandant de lui dire tout ce que je sais sur les pièges.

Ça tient en 1 phrase. Phrase que je n’ose même pas écrire ici.

Je ne veux pas entendre parler des pièges, c’est dingue ! Je croyais avoir compris et bien non ! Je ne suis toujours pas au clair avec eux ! 

Et pour me perdre un peu plus, ma consultante me demande ce que représente l’autorité pour moi.

J’hallucine, de quoi elle me parle ?

Si elle change de sujet toutes les minutes, je ne vais jamais y arriver !!

Mais c’est toute détendue qu’elle me dit : « Tu as fait un lien entre les pièges et l’autorité ? »

Non.

J’en suis toujours au lien pièges et déni, je ne suis pas allée plus loin. Ou à peine.

Elle rigole mais moi je prends conscience que je suis totalement imperméable à ce sujet, depuis un an !!

Un an !

Bob, il faut me lâcher les baskets là !!! 

Je vous la fais courte parce que je ne suis pas (toujours pas) en mesure de vous faire un cours sur les pièges, mais je peux vous dire que je suis autoritaire et autoritariste.

Ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle, mais c’est la conclusion de notre conversation.

Je fais preuve d’un autoritarisme envers moi qui est apparemment assez prononcé. Je me dirige avec une main de fer…tu m’étonnes que je vive avec des peurs collées à moi en permanence. Ça frôle l’auto-maltraitance. 

Alors ma consultante me dit : « Accepte ce que tu es et sois tolérante envers toi. Sois un peu plus autoritaire envers toi qu’autoritariste. Autorise-toi à être bienveillante envers toi. » 

Seigneur, mais il faut combien de vie pour arriver à son JE SUIS et y rester ????

Cliquez ici pour lire la suite : 41 - Bob

Être bien, ça s'apprend

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