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16 - Dans ma vie

Mardi 28 juillet 2020

 

Je suis en train de me balader en pleine campagne avec mon compagnon quand mon téléphone émet un bip. Je viens de recevoir un mail de Jean-Pierre.

Une pointe d’inquiétude apparaît en moi.

Pourquoi est-ce qu’il m’écrit? Je ne lui ai pas envoyé de textes à corriger dernièrement. C’est peut-être ça le problème en fait ? Peut-être qu’il me trouve trop longue et qu’il veut arrêter le blogue? C’est pour ça qu’il m’écrit ?

Je tends le téléphone à mon compagnon et lui demande de lire le mail d’abord. Si c’est une mauvaise nouvelle, je préfère qu’il me l’annonce en douceur.

Notez : je déborde d’optimisme et je suis à mille lieux de penser que Jean-Pierre puisse m’écrire sans être porteur de mauvaises nouvelles.

Pendant que je rumine tous les scénarios catastrophes possibles, je vois mon compagnon sourire tout en lisant, puis essuyer une petite larme.

????? Il dit quoi Jean-Pierre ?????

« Assieds-toi »

Quoi? Mais non, je ne veux pas m’asseoir !! Qu’est-ce qu’il dit Jean-Pierre ???

« Lis ce mail, il va te faire plaisir. » 

« (…) Je voulais de donner une bonne nouvelle!

À Écoute Ton Corps nous avons un comité de gestion qui se rencontre tous les mois pour discuter de différents projets et prendre des décisions administratives et le mois dernier j’ai parlé de ton projet de blogue. J’ai distribué tes textes à tous afin d’avoir leur opinion et ce matin j’ai reçu les commentaires des 7 personnes (dont Lise Bourbeau) et c’est de bon augure pour le blogue, car ils ont tous adoré! (…) » 

Olala !!!!

Je finis par m’asseoir. C’est bien vrai ce mail ? C’est pas une blague ?

Olala !!!!!!!

Je le relis, encore et encore. 

Feux d’artifice intérieur !!!! 

Je vous fais une photo : mon compagnon et moi, à la tombée de la nuit, en tenue de sport, tout transpirant, en pleine campagne. Lui tout sourire. Moi assise au bord de la route, en pleurs, le nez qui coule.

On n’est pas vraiment au comble du glamour mais ça fait WOOOOOOOOOOOW dans mon cœur! 

Lise Bourbeau aime mes textes !!!

Et tout le comité de gestion aussi, merci à eux, qui que soient ces gens!

 

WOW

 

Dans la nuit, mon enthousiasme redescend et la panique revient. Je suis toujours en galère pour écrire ce blogue. Je cumule le retard, ça me stresse. J’ai bien écrit quelques trucs, mais ça me ne convient pas, je trouve ça nul. Je désespère. D’autant plus après l’excellent mail reçu ce soir. 

 

Mardi 4 aout 2020

Atelier en ligne « A quoi rêvez-vous pour être heureux? »

 

 

Cet atelier gratuit ne fait pas partie de la formation, mais j’ai décidé de le suivre parce que je ne résiste pas à 3h d’accent québécois. 

Ma cure de jouvence! 

Je rêve de quoi moi, pour être heureuse?

Bonne question. 

ETC m’a appris à identifier mes besoins, mais je sais que la chasse au trésor n’est pas encore finie et que je dois continuer à creuser le sujet. (Je verrai plus tard dans la formation, qu’à ce stade, je ne les ai pas encore bien identifiés).

Quand je parle de chasse aux trésors, je comprendrai lors de l’atelier sur les besoins que si on répond à nos besoins, clairement, on a mis la main sur le Saint Graal du bonheur… Je ne l’ai pas encore trouvé, mais je m’approche, j’en suis sûre. 

Bon, mais là, en vrac, spontanément, je dirais que pour être heureuse, je rêve de plus de sérénité, d’épanouissement, d’avoir plus de temps pour moi. Je rêve de plus de liberté, de gagner plus d’argent. Je rêve de construire une belle vie avec mon compagnon. Je rêve de longues randonnées en pleine campagne. Je rêve de nuits de sommeil réparatrices. Je rêve d’une grande maison à la campagne. Je rêve d’écrire des livres qui se vendent bien. Je rêve de transmettre ce que j’apprends avec ETC. Je rêve à plus de spiritualité dans ma vie. Je rêve de voyager plus souvent. Je rêve que ce blogue soit un succès. Et accessoirement d’arriver à finir de l’écrire…

Voilà, là, de suite, pour être plus heureuse, je rêve de tout ça. Ah et aussi, je rêve de rencontrer Lady Gaga.  

J’attends que l’atelier commence, mes pensées dans mes rêves.

Et justement, c’est sur ce mot « rêve » que l’atelier s’ouvre. Le rêve est censé faire WOW en nous, c’est ce que nous dit le formateur.

En ce moment, moi, je n’ai pas grand-chose qui fait WOW à l’intérieur de moi. J’ai l’impression de sombrer dans la fatigue, le stress et le ras-le-bol. 

Mais ça tombe bien, le but de cet atelier est de nous aider à aller en profondeur sur un rêve que nous n’arrivons pas à réaliser. D’aller chercher le WOW de Lise Bourbeau quoi.

Mais choisir un seul rêve, juste un, c’est compliqué ça.

Je préfère réaliser quoi? Tailler le bout de gras avec Lady Gaga autour d’un thé ou avoir une maison à la campagne avec mon compagnon ? 

Là de suite, je choisis la maison à la campagne. D’abord parce que je veux entendre le silence le matin quand je me lève (désir assez ambitieux quand on s’apprête à vivre avec quelqu’un qui a besoin de musique 24/7), respirer l’air pur, regarder les arbres pousser et marcher pieds nus dans la pelouse et ensuite parce qu’entre nous, ça me paraît quand même plus accessible que Lady Gaga. Cela dit, ce n’est pas comme si j’allais trouver les clés de mon paradis dans ma boite aux lettres demain en levant. J’ai un gros frein pour la réalisation de ce rêve : trouver l’argent. Et la maison, aussi, accessoirement. 

Je me concentre donc sur mon rêve d’avoir une maison à la campagne. Comment concrétiser ça maintenant?

Idéalement, il faudrait que j’y croie. J’ai tellement peur que je ne m’autorise que moyennement à y croire. Mais je vais y travailler. En fait, c’est toujours pareil, quand c’est l’accent québécois qui le dit, ça paraît évident : crois en ton rêve, il va se réaliser.

Oui, une partie de moi y croit, mais une partie de moi a peur. Vous pouviez vous en douter, la peur est toujours dans mes parages. Lady Gaga a ses gardes du corps, moi j’ai mes peurs et elles filtrent tout ce qui pourrait m’arriver de cool. Je ne peux pas leur reprocher de mal faire leur job cela dit. Ultra efficaces dans leur genre. Mais bon, là, elles filtrent beaucoup trop. 

J’ai peur de plusieurs choses : d’abord cette maison, je ne l’achète pas seule. Je l’achète avec mon compagnon et ça, c’est une grosssssssse étape pour moi. Jusque-là, j’ai toujours vécu seule, j’aime me débrouiller seule (oui je sais, mon égo me balade) alors c’est un grand changement pour moi.

Ensuite, dans cette maison, en plus de mon compagnon, il y aura aussi ses deux enfants. Et moi, je n’ai pas d’enfants. Je ne veux pas en avoir (parce que j’ai peur…). Alors vivre avec deux enfants (que je n’ai pas encore rencontré en plus), ça m’inquiète un chouilla. Chouilla de la taille d’un bulldozer…

Enfin, c’est que cette maison, il va falloir la trouver (d’abord), mais la payer (surtout). Et ça, c’est un autre truc qui m’angoisse : est-ce qu’on peut se permettre d’acheter une maison?

Bon donc, j’y crois en mon rêve, mais je flippe quand même. Et c’est un peu un problème, car si j’ai peur au point de croire que c’est inaccessible, il y a de grandes chances que ça reste inaccessible. 

Et puis, le formateur nous dit qu’il serait bon de mettre des choses en action autour de ce rêve, pour qu’il se réalise.

Je vais être honnête, mes peurs ont bien bien limité mes actions concernant cette maison. Mon compagnon appelle des agences, fait des visites. Moi, je suis un peu en retrait de tout ça, comme pour ne pas donner trop de chance à ce projet d’aboutir. Ou pas trop vite.

J’ai honte d’avouer que j’ai un peu boycotté tout ça, mais j’ai trop peur !!! Vivre avec mon amoureux, deux enfants que je ne connais pas et acheter une maison, ça fait beaucoup d’un coup!

Et si je perdais ma liberté en vivant à 2?

Et si je ne savais pas m’y prendre avec ces enfants?

Et si on n’arrivait pas à payer la maison?

Et si ce projet se finissait en drame absolu ??

J’ai peur !! Sur une échelle de 1 à 10, disons que je suis à 11. J’ai beau faire la respiration de l’oiseau, rien à faire, j’ai l’impression d’avoir un oursin coincé dans la poitrine.

J’ai peur et pourtant je veux cette vie à 2, je veux être une belle-mère chouette, je veux cette maison à la campagne… 

Le formateur nous explique qu’en plus de mettre de l’énergie dans son rêve, il faut être conscient des peurs qu’il l’accompagnent. Il est mignon! Je ne vois que ça, mes peurs !!

Les copines, je vous le demande poliment : FOUTEZ-MOI LA PAIX !! 

Bon, je vais croire fort en mon rêve, discuter avec les copines, et demander à mon égo d’aller voir ailleurs si j’y suis. Je perds un peu de ma diplomatie habituelle avec lui en ce moment… 

« Si vous ne faites que rêver en couleurs, vous n’avancerez pas », c’est Lise Bourbeau qui le dit.

Alors je vais me donner le droit de passer à l’action et donner à mon rêve une part de réalité…en commençant à y croire un peu plus peut-être? 

…Et pour le blogue aussi, je vais commencer à m’autoriser à croire que je suis à la hauteur, ça va peut-être m’aider. Un peu.

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Être bien, ça s'apprend