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14 - Dans ma vie

Lundi 1er juin 2020

 

Comment vous expliquer comment je me sens aujourd’hui?

Mal.

Dépassée.

Angoissée.

Inquiète.

Fatiguée.

Désespérée. 

Et devinez à cause de qui.

… Les copines…Mes très chères peurs. Toujours fidèles au poste, en mode garde de la Reine, la tenue en moins.

La raison de leur visite : ce blogue. Écrire ce blogue me tend.

J’aime écrire, je peux y passer des heures, mais quand il s’agit de poursuivre l’écriture de ce blogue, je suis incapable d’écrire. Je perds mes moyens.

Vous vous souvenez de ce que Mike HORN a écrit : « Si vos rêves ne vous font pas peur, c’est qu’ils ne sont pas assez grands. »

Définitivement, mon rêve d’écrire est assez grand! Il me terrorise en ce moment. 

En fait, depuis que nous avons signé l’entente avec Jean-Pierre, je me mets une pression pas possible. La signature de ce bout de papier a réveillé des peurs terribles chez moi.

Et quand j’ai peur, et bien, je n’avance pas. Mon petit mélodrame actuel. 

C’est hyper déstabilisant, car d’habitude quand j’écris, j’ai des feux d’artifice au bout des doigts! Mais depuis la signature de l’entente, j’ai l’impression qu’ils sont anesthésiés. 

Normalement, je suis censée rendre 9 textes à Jean-Pierre, un par atelier. Et pour éviter d’avoir trop de corrections à faire d’un coup, on s’est aussi entendu sur le fait que je lui enverrai, une ou deux fois par mois, mes écrits. Bon, a priori, rien d’extraordinaire là-dedans. Quand on veut écrire et être publié, rendre les textes, c’est quand même l’idée de départ.

On n’en a encore jamais vu un écrivain vendre un livre sans texte. Si?

Autant un peintre peut vendre des millions de dollars une toile blanche, vide et dénuée de tout sens pour le commun des mortels, autant un livre vide de mots… je ne sais pas. 

Pourtant là de suite, le concept m’arrangerait… parce que je crois que je suis touchée par le syndrome de la page blanche.

Moi la férue d’écriture, je n’y arrive pas. Ma page est blanche, et reste désespérément blanche.

HELP !!! 

Mais voilà, derrière la page blanche, il y a de vraies peurs : peur de ne pas être à la hauteur, peur du jugement, peur d’être rejetée, peur de ne pas plaire, peur de ne pas être aimée, peur de faire rire de moi.

Peur, peur, peur!

Et, je me suis engagée, donc il faut bien que je sois à la hauteur !! Sinon, qu’est-ce que Jean-Pierre va penser de moi? Que je suis décevante, pas fiable?

L’angoisse totale !! Hors de question que ce genre de pensées lui traversent l’esprit! Même pas en rêve! 

Mais n’empêche, j’angoisse. Mes doigts, quand ils écrivent, n’écrivent que des trucs pas fun, pas très bien tournés. Je désespère…

…Et pourtant, je ne veux pas que Jean-Pierre puisse avoir l’opportunité de penser que je ne suis pas fiable (notez : je n’accepte pas du tout le fait que je puisse l’être)…

…Alors il faut que j’écrive et que je lui rende les textes !!...

…Mais je n’y arrive pas! …

Je suis en boucle là-dessus…vous imaginez mes neurones après des semaines de ce cirque mental ? (Et ce n’est que le début…).

Le blogue est omni présent dans mes pensées, tous les jours : moins j’avance, plus j’y pense et plus j’ai peur de ne pas y arriver.

Arrive la colère, contre moi-même : colère de ne pas être plus performante. Et proportionnellement à la colère, de la bienveillance, car je sais que derrière la difficulté à écrire que je traverse, ce sont mes peurs qui parlent, l’enfant en moi qui souffre.

Mais n’empêche, ça ne me fait pas écrire plus vite. 

Ça me tend!

Puis c’est la culpabilité qui pointe le bout de son nez.  En mode « Tu te rends compte de la chance que tu as ? Tu ne vas quand même pas tout faire foirer! Bouge-toi et débrouille-toi pour ne pas décevoir Jean-Pierre! Tu sais écrire, tu aimes écrire, tu veux écrire, alors vas-y! ECRIIIIIS !! C’est quoi ton problème?».

Mon problème c’est que j’ai peur et que je n’y arrive pas !!!! Et j’ai l’impression que ma tête pourrait exploser! Mon égo est beaucoup trop puissant : le gars s’est déguisé en HULK! Flippant. 

Dans un grand moment de détresse, je me dis que finalement, je pourrais bien écrire un blogue tout blanc, sans mot! Après tout, pourquoi pas? Il n’y a pas que les peintres qui ont la primeur des toiles blanches! Le titre serait : « Le livre nu ». Et je suis sûre que vous seriez des millions à le lire, ce blogue sans mot… Non?

Le problème arrive toujours avec solution : ma solution, c’est ça. « Le livre nu ». Je suis sûre que Jean-Pierre va adorer le concept!

Et attention chers lecteurs, que personne ne me pique l’idée !! 

Bon, mais si j’en reviens à une vision plus terre à terre du blogue, il y a une chose qui est sûre, c’est que j’ai beaucoup de gratitude pour ce que je traverse. Au-delà de la chance qui m’est offerte, ce blogue me fait travailler mes peurs. Et je ne le sais pas encore, mais je vais aller crescendo dans la difficulté (je suis ravie) et c’est entre autres grâce à ces textes que je vais comprendre ma vraie peur, celle qui me paralyse depuis longtemps. 

Alors merci à Jean-Pierre pour l’entente! Il ne le sait pas, mais il m’a donné un ticket d’entrée vers mon JE SUIS.

Les semaines qui vont suivre vont être éprouvantes, mais de mes difficultés va naître quelque chose de beau!

Vous voudriez connaître la suite? 

Il va falloir attendre quelques mois, je vais en baver sévère jusqu’au mois d’octobre (et peut-être plus…suspens…)

Vous sentez ma capacité à écrire des livres à intrigues? Je vous sens totalement captivé en mode « On veut savoir !! Qu’est-ce qui va se passer dans sa vie? Ça va aller? Elle va arriver à finir d’écrire ce blogue ou pas? Et elle va apprendre quoi sur elle? ».

Octobre j’ai dit. Avant la beauté, encore un peu de carnage…  

Cela dit, si vous lisez ces lignes, c’est que Jean-Pierre n’a pas validé le concept du « Livre nu ». Au moins, vous êtes fixés sur ce point.

Cliquez ici pour lire la suite : 15 - Le stress

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