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05 - Le coup de scalpel

Samedi et dimanche 21 et 22 mars

Atelier en ligne « Les 5 blessures »

 

En parlant d’épanouissement…  

L’atelier se passe en ligne et c’est tant mieux, car je peux m’installer confortablement à mon bureau, une petite pièce dans laquelle je me sens « comme dans un cocon ». Et pour ce qui va suivre, c’est vraiment mieux de se sentir « comme dans un cocon », car les amis, ce week-end, on va panser les plaies! Sortez la trousse à pharmacie : désinfectant, pansements, les bisous magiques post bobos. La totale. 

Pas la peine de vous contorsionner devant votre miroir à la recherche de cicatrices que vous n’auriez pas vu, celles dont on va parler ce weekend ne se voient pas, enfin pas comme vous pourriez le croire en tout cas. Ces cicatrices-là sont profondes, ancrées au plus profond de vous.

Pour les trouver, il faut y aller à coup de scalpel et ouvrir tout ça très grand pour voir ce qui se passe en nous. Un peu du genre opération à cœur ouvert, sans anesthésie. C’est mieux. Ça fait un peu boucherie dit comme ça, mais avec une boîte de pansements à portée de mains, vous allez voir, ça se passera bien. S’il y a des grands sensibles parmi vous, c’est sûr, ça va piquer un peu.

J’ai survécu. Vous survivrez aussi. Et si vous doutez encore, Lise BOURBEAU a survécu. Argument imparable.

Epanouissement on a dit… 

Malgré le plan un peu glauque que je vous décris, je suis très enthousiaste, voire excitée, à l’idée de faire cet atelier : c’est quand même grâce au livre sur les 5 blessures que j’en suis là.

Le but aujourd’hui est d’identifier nos blessures et celles des autres; et savoir quoi faire pour les gérer progressivement. Tout un programme!

Avant de commencer l’opération à cœur ouvert, petit récap de ce que je vis jusqu’à présent.

Depuis l’atelier « Être bien », j’observe de plus en plus mes réactions. Je pratique l’exercice du miroir de plus en plus spontanément. Je continue à apprendre plein de choses sur moi et croyez-moi, pas que des trucs qui me font plaisir. L’info a parfois du mal à passer : l’égo passe régulièrement dire bonjour, la bande de copines aussi. Mais, la bonne nouvelle, c’est que je sens que mon égo perd un peu de sa force, car même si j’ai parfois du mal à intégrer ou à admettre ce que j’apprends sur moi, j’accueille le constat que je fais et il fait son petit bout de chemin. La plupart du temps.

Je n’en suis qu’au début du travail, mais je deviens plus consciente. Et ça, les amis, c’est formidable!

Vous n’avez pas idée à quel point j’ai pu vivre ma vie sans voir tout ce qu’elle m’offrait comme possibilités pour la rendre meilleure. 

Toutes ces personnes que j’ai fuies parce que je ne les supportais pas, toutes ces situations que j’ai évitées parce qu’elles m’étaient inconfortables. L’ailleurs est tellement mieux quand ce sont vos illusions qui vous le disent.

Debussy m’a quand même pas mal accompagnée, avec son air de Clair de lune… et entre nous, m’accompagne encore. À ma décharge, elle est teeeellement belle cette musique, comment s’en passer? L’écouter c’est l’adopter… 

Alors que s’offrir la possibilité d’ouvrir les yeux, d’apprendre sur soi et s’aimer mieux est incroyable! Tous les jours, une possibilité m’est offerte. Au lieu de fuir et d’éviter, j’observe, j’écoute, je vis le moment. Et j’apprends : sur moi, sur l’autre.

Bon, soyons honnêtes, ces dernières lignes sont un peu « fleur bleue ». J’apprends, je progresse vers mon « moi intérieur », c’est vrai. Mais je ne suis pas non plus toujours en extase devant les personnes qui me mettent en réaction en leur disant « Merci, merci, merci de me donner l’opportunité d’apprendre sur moi, quel bonheur! ».

Il m’arrive parfois de me dire intérieurement à quel point je me porterais mieux si ces gens-là n’étaient pas dans ma vie!  

Gandhi?

Non, toujours pas. 

Épanouissement?

Travail en cours.

Mais je progresse, c’est ça qu’il faut regarder! Certains jours plus que d’autres, mais je progresse. 

L’atelier commence! 

La formatrice nous explique d’abord ce que sont les blessures, d’où elles viennent, comment elles se créent. Elle nous explique aussi ce qu’est un masque, à quoi il sert. Nous dit que nos blessures nous font tellement mal que l’on décide de porter un masque quand elles sont éveillées, un masque comme un bouclier de protection. Et que notre corps physique et nos comportements sont le reflet de la blessure. Vous suivez ?

Si comme moi, vous avez lu le livre sur les 5 blessures, vous savez déjà tout ça ou du moins les grandes lignes. Mais mon ressenti entre la lecture et la formation n’est pas le même. En lisant le livre, j’ai eu ma fameuse « révélation », mais je l’ai beaucoup projeté sur mon entourage. Entre nous, c’est tellement moins douloureux d’observer les autres plutôt que soi; et tellement plus facile aussi… Et puis on se laisse le droit de croire que tout ça ne concerne que les autres, pas nous. Les illusions, les illusions…

NB : Debussy joue à guichet fermé aujourd’hui, autant vous prévenir de suite. Il va nous offrir un live durant tout l’atelier. Le mec a quand même réussi à ressusciter d’entre les morts. On ne lui en demandait pas tant. Mais c’est une occasion spéciale. Merci à lui pour sa contribution. 

Toujours est-il qu’au fil des pages, je n’arrêtais pas de me dire « C’est exactement Paul ça !! » ou « Ça ressemble tellement à Élise ce comportement » ou « Ulysse a le physique du contrôlant, c’est dingue! ». Je regardais les autres plus que moi finalement…

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, je m’approprie totalement la formation et je m’engouffre en moi, prête à regarder mes blessures en face. Même pas peur. 

J’ai quand même la boite de pansements tout près de moi.

En parlant de blessures, la formatrice nous les explique les unes après les autres. Là aussi, je reconnais des éléments du livre, mais l’atelier va plus loin que le livre.

Pour ceux d’entre vous qui seraient novices en matière de blessures, sachez qu’il en existe 5. Le rejet, l’abandon, l’injustice, la trahison et l’humiliation. Ça fait envie, pas vrai ?

Et un truc est sûr, c’est que nous sommes TOUS blessés. Même le plus fort d’entre nous. Même le monsieur « je sais tout ». Même le dur à cuire qui ne pleure jamais. Même celui qui dit qu’il n’a jamais mal. Même celle qui en apparence a l’air plus parfaite que la perfection incarnée.

 

100% de la population mondiale est blessée.

 

Oui, ça fait un paquet de bobos à soigner, de pansements à coller, de bisous magiques à donner. Mais ça fait aussi une belle marge de manœuvre pour que le monde aille mieux.

 

Soyons positifs. On peut tous guérir de ces blessures-là. 

 

Sur les 5, nous avons tous au moins 4 des 5 blessures. L’humiliation est en option, tout dépend si vous voulez le package grand luxe, ou pas.

Je me permets un conseil : 4 blessures, ce n’est déjà pas si mal, vraiment. Évitez-vous la 5e autant que possible. Enfin, là c’est qui vous qui voyez.

La formatrice nous explique que nos blessures sont activées dès le plus jeune âge. Vous portiez vos premières couches que, pour certains d’entre vous, vous étiez déjà blessés.

Pas de bol.

Toutes les blessures voient le jour dans notre enfance. Eh oui, l’âge tendre est en fait celui qui va peaufiner nos comportements et notre corps à l’âge adulte. Et clairement, on n’est pas juste conditionné à coup de dessins animés, de guimauves grillées (= chamallows dans certains endroits du monde) et de rêves de princesse. Non non, il y a aussi ces trucs qu’on vit, entend, voit et qui vont nous marquer au fer rouge : et ces trucs-là, globalement, on essaye de les oublier. Trop douloureux. Ces trucs-là, c’est ce qui éveille nos blessures.

Ça ne fait pas « WOW », ça fait « BEURK » comme dit ma consultante.

« CACA BEURK » même, parfois.

Et clairement, il n’y a pas vraiment une blessure plus sympa que l’autre. Et ça tombe bien, on ne nous demande pas de choisir laquelle on préfèrerait avoir. On ne joue même pas à « A prendre ou à laisser ». On les prend. C’est tout.

Et on respire. Toujours. 

Quand la formatrice détaille la blessure de rejet, mes intestins ont un coup de chaud. C’est une de mes blessures dominantes et je ne suis pas ravie d’apprendre que c’est celle qui fait le plus de dégât. Je me dis que dans mon choix d’incarnation, j’ai probablement décidé de vivre un grand challenge, sinon pourquoi je me serais infligé un truc pareil?

J’oscille entre la gratitude d’en apprendre plus sur ma blessure de rejet et la peur de ce qu’elle implique.

Comprenez-moi : découvrir comment je fonctionne a un côté excitant et passionnant. Mais ça a aussi un côté « je suis face à l’Everest ». Face à un mur infranchissable hormis pour une poignée de surhommes. Surhommes dont je ne fais clairement pas partie là de suite. Mon égo confirme, pas franchement pressé de chausser ses chaussures d’alpiniste.

La douce voix de la formatrice vient en rajouter une couche en abordant la blessure d’abandon, mon autre grande blessure. Et devinez quoi, pour la 1re fois de ma vie, j’ai l’impression d’avoir gagné au Loto! J’ai comme blessures dominantes les 2 blessures qui font le plus mal. JACKPOT !!! … JACKPOT dans toute son ironie, car je me sens dépitée, et un peu apeurée…la copine « tu n’arriveras jamais à avancer avec ces blessures » se sent obligée de passer dire bonjour.

Je RES-PI-REEEEEEEEEE.

Pendant que je continue à respirer, la formatrice embraye sur un exercice. Parler, c’est bien, mais mettre en pratique, c’est mieux.

NB : pas de relaxation AVANT l’exercice cette fois. OUF 

Je frôle l’épanouissement rien qu’à cette idée.

Il est donc temps de s’observer les uns et les autres, et de trouver les blessures et donc les masques de chacun.

Parce que oui, notre corps parle pour nous. Selon que l’on se tient très droit ou plutôt vouté, que l’on a de larges épaules, de longs bras, le regard triste, des mouvements secs… notre corps dévoile le masque que l’on porte, la blessure que l’on vit à un moment donné. Encore une fois, on est à poils!

Nous voilà donc tous devant nos écrans à observer le corps de certains participants. Un peu de face, un peu de côté, un peu de dos. C’est un peu comme quand on fait des UV, tout y passe, on n’oublie aucune zone! L’observation dure un certain temps : dans la vraie vie, il est clair que l’on ne va pas passer 5 minutes à scruter quelqu’un sous tous les angles, mais on est là pour apprendre, pour s’exercer l’œil, alors, nous, les étudiants, on prend notre temps.

Je constate que chez certaines personnes, le masque est évident. Vraiment! Vous les regardez, vous savez.

Pour d’autres, c’est plus compliqué.

Moi par exemple : je vous l’ai dit, je pense que je porte principalement les masques de dépendant (blessure d’abandon) et de fuyant (blessure de rejet). Mais quand j’observe mon corps, je trouve que ce n’est pas franc.

Chaque blessure impacte notre corps physique d’une manière bien précise, mais chez moi, de mon point de vue (ou de celui de mon égo…), ce n’est pas clair clair.

Je me place donc devant mon écran et laisse les autres participants définir mes blessures en m’observant.

 

Voici ce qu’il en ressort :

« Pour Marie-Julie, c’était effectivement moins flagrant que pour les autres personnes, d’emblée. J’ai vu plusieurs masques. Celui que j’ai vu le plus à travers un dos un peu courbé, des bras un peu pendants, c’est le masque du dépendant. Au travers des épaules carrées, de la taille serrée, le masque du rigide. Y a un peu de tout en fait. Les hanches plus larges que le haut, c’est le masque du contrôlant. Des yeux un peu séducteurs, rond, du contrôlant également. Je n’ai pas vu les deux autres masques » M.

 

« Est-ce que certains parmi vous ont vu un manque de tonus, sur son ventre, sa poitrine? ll vous faut apprendre à voir ce qu’il se dégage de la personne au niveau de son corps, qu’est-ce qu’on sent? Et là, on sent un peu de manque de tonus. Donc le masque de dépendant est présent. » La formatrice

 

« Dans son corps je vois du dépendant, mais dans son visage en gros plan, j’y vois plus de la rigide et du contrôlant. Il y a de la force dans son visage. Il y a le sourire, le regard qui n’est pas fuyant, ni triste, qui est avenant. Alors que son corps, j’y vois un manque de tonus. Je vois un manque de force dans le corps, mais je vois cette force dans le visage. » B

 

« Le masque du contrôlant me paraît dominant, je n’en ai pas trouvé d’autres ». F

 

« Dans son corps physique, on voit vraiment la blessure de rejet, et d’abandon. Les épaules étroites, l’asymétrie du corps : le haut du corps très étroit par rapport au bas. Le dos voûté. Les bras longs. Et dans le visage, on voit ses masques de force. Le visage parfait au niveau des traits, les yeux séducteurs. La force se dégage de l’être plutôt que du corps. » F

 

Ça fait un peu boulgi boulga tout ça : j’ai l’impression que je suis un peu de tout moi finalement. Comme la recette d’un gâteau français, le « Quatre quarts » : ¼ de ça, ¼ de ci, ¼ de ça, ¼ de ci. Et voilà! 

Bon, en vrai, je suis bien un peu de tout, j’ai 4 blessures : c’est juste la question des proportions qui diffère. Parce que si je creuse le sujet, je ne suis pas vraiment un quart de tout.

Ce qui est sûr, par contre, c’est que mon corps parle pour moi : « Ma fille, tu es blessée de partout! Tout ton corps te le dit ».

Ouais, merci.

Il y a quand même du positif avec les blessures : selon comment vous voyez les choses, elles peuvent être hyper déculpabilisantes!

Si mes fesses ne rentrent pas dans un 36, pas ma faute! La faute à ma blessure, c’est elle qui engendre des hanches un peu fortes! Je suis blessée! Alors quoi, je ne vais pas me priver de dessert, ça ne changera rien. Le problème c’est ma blessure, pas le dessert!

Est-ce que j’ose vous dire que je suis diététicienne et que tout ça remet beaucoup de choses en question… ?

 

La formatrice aborde maintenant les attitudes et comportements engendrés par les blessures : le corps parle, mais nos comportements et attitudes en disent aussi très long sur nous.

Chaque blessure nous fait agir d’une certaine façon quand elle est éveillée : c’est spontané. À part d’être une sorte de super héros des blessures, vous réagirez comme votre masque vous dit de le faire. Et c’est tout. ACCEPTATION. (En tout cas, tant que vous ne les avez pas guéries…)

Observer ses attitudes et comportements permet donc de savoir quel masque nous portons dans une situation qui nous met en réaction et donc, in fine, quel est notre plus grand besoin à ce moment-là… ce grand besoin qui nous rapprochera encore un peu plus de notre Être.

 

Dites MERCI à vos masques, ils vous montrent la route! De vrais GPS!

  

Ce qui est super quand on a compris comment s’expriment les blessures chez soi, c’est que par défaut, on a compris comment elles s’expriment chez les autres.

Si vous voulez jouer au mentaliste, c’est maintenant!

Chaque fois qu’une personne adopte tel ou tel comportement, vous savez quelle blessure est éveillée chez elle et pourquoi la personne réagit comme ça.

Donc en plus de scruter le corps des gens qui vous entourent, observez leur réaction.

Ma 1re pensée, en me rendant compte de ça, c’est que finalement, encore une fois, on est tous pareils. Il n’y a pas de gens forts ou faibles, il n’y a que des gens qui se protègent pour ne pas souffrir.  Et quand on comprend ça, perso, je trouve que ça change les rapports qu’on peut avoir avec les gens.

Quand l’autre à une réaction qui nous dérange, plutôt que d’être dans le jugement, dans l’accusation, on a la capacité à être plus dans la compréhension et la compassion. C’est reposant, et franchement plus constructif. Pour tout le monde.

 

Si vous ou l’autre êtes en réaction, c’est juste parce que vous avez peur de souffrir.

 

On arrive à la dernière partie de l’atelier et je suis hyper contente de savoir qu’on va maintenant apprendre à gérer nos blessures! Je veux bien cohabiter avec elles, mais autant faire en sorte que cette coloc soit une expérience agréable et constructive!

Vous l’aurez tous compris, quand une blessure se réveille, ça fait mal, donc vous commencez par RESPIRER! Quoiqu’il arrive, de toute façon, respirez, c’est mieux pour vous. 

Je ne vais pas vous dire comment faire pour gérer vos blessures (parce qu’évidemment au moment où vous lisez ces lignes, ce blogue vous a tellement captivé que vous êtes déjà inscrit à l’atelier !!!) mais je vais vous donner un indice :

 

N’essayez pas de virer vos blessures!

 

C’est l’échec assuré.

(Affirmation basée sur mon expérience personnelle).

Cet atelier se finit comme le précédent dans la fatigue et les larmes. Mais surtout dans les larmes : cette découverte de moi m’a émue.

Ce soir, j’éteins mon ordinateur en me disant que j’ai de belles blessures, même si franchement, l’idée de gravir l’Everest ne m’emballe que moyen…je n’aime ni le froid ni la neige…

 

N. B. le mot de mon compagnon…

« Tu vas finir en larmes après chaque atelier ? …

…Oui, c’est bien parti pour! … et si tu voulais aider, un massage ne serait pas de refus  » 

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Être bien, ça s'apprend