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Vous autorisez-vous à être paresseux?

Annonce EB_300X250_fille_quai.jpgJe présume que la réponse est bien plus souvent NON que OUI. Pourquoi est-ce si difficile de se donner le droit d’être paresseux ? À cause de notre ego qui se base sur des principes appris au fil du temps et basés sur les croyances familiales, religieuses, sociales, etc. 

En effet, à chaque fois que vous vous traitez de paresseux ou que vous vous forcez à faire quelque chose pour ne pas être paresseux et ne pas vous sentir coupable, c’est TOUJOURS parce que votre ego dirige. Le cœur préférerait de beaucoup que le mot paresse n’existe pas. 

Ce mot est très péjoratif et mène automatiquement à la culpabilité. Même l’emploi de synonymes n’aide pas du tout… Fainéantise, indolence, mollesse, apathie, inertie, langueur, négligence, nonchalance… 

Prenons l’exemple de vouloir faire des exercices journaliers pour être en bonne forme physique. La grande majorité des gens désirent garder leur forme physique et croient que le seul moyen d’y arriver est en faisant régulièrement des exercices physiques ou un sport quelconque. 

Personnellement, je suis parfaitement d’accord avec l’idée de se garder en bonne forme physique, ce qui est particulièrement appréciable lorsque nous prenons de l’âge. Par contre, ce avec quoi je ne suis pas d’accord, c’est de se forcer à faire quoi que ce soit par peur. 

Lorsqu’une personne s’accuse d’être paresseuse, cela indique immanquablement qu’elle a peur. La peur est différente selon la motivation de chacun. Et vous, quelle est votre motivation pour être en bonne forme physique ? 

  • Est-ce pour perdre du poids, vous trouvant trop gros ? 
  • Est-ce pour avoir un beau corps et être plus aimé, plus admiré ?
  • Est-ce pour faire plaisir à votre partenaire qui aime la minceur ?
  • Est-ce pour suivre votre partenaire qui fait beaucoup d’exercices ou de sport et qui vous pousse à faire de même ?
  • Est-ce pour avoir de beaux muscles pour avoir l’air plus fort, plus important, plus imposant ?

Quel que soit le domaine dans votre vie où vous vous forcez pour éviter d’être paresseux, il est important de regarder quelle est votre motivation pour vous aider à découvrir votre peur. 

Le seul moyen de savoir si votre motivation n’est pas basée sur une peur, c’est en vous observant les journées où vous ne pouvez pas suivre une certaine discipline. Si vous êtes capable d’être bien avec vous-même, de ne ressentir aucune culpabilité, cela signifie que vous ne vous justifiez pas d’avoir dérogé à votre discipline. 

Cela demande d’être très honnête avec vous-même et d’avoir pris la décision de vous aimer un peu plus chaque jour, en vous autorisant à être ce que vous voulez. 

Personnellement, en tant que femme de carrière ayant aussi un conjoint, des enfants et des petits-enfants, ce fut très difficile pour moi d’accepter d’être paresseuse parfois. Selon la définition du dictionnaire Le Robert, la paresse est le comportement de la personne qui évite et refuse l’effort. Il est plus difficile en particulier pour les personnes rigides et perfectionnistes de s’autoriser ce genre de comportement, car ces dernières ne veulent pas se reposer ou se détendre si tout n’est pas parfait et terminé. 

Qui dit que vous ne pouvez pas vous permettre une journée de paresse ? Cela ne signifie pas que vous vous couchiez ou que vous vous installiez dans un fauteuil à ne rien faire de la journée. Définissez ce que veut dire pour vous une journée de paresse. Pour moi, c’est une journée où je ne fais que des choses qui ne me demandent pas d’effort physique ou mental, une journée où je m’amuse, où je n’ai pas d’horaire planifié d’avance, où je fais ce qui me plaît. 

Pour une autre personne, une journée de paresse pourrait être de jardiner toute la journée. Même si elle fait un effort physique, c’est exactement ce dont elle a besoin ce jour-là. Voilà le mot important… BESOIN. S’aimer, c’est écouter ses besoins du moment et non écouter les petites voix en nous qui disent que tel ou tel comportement est de la paresse. 

Revenons aux exercices physiques. Depuis que je me permets, certaines journées, de ne pas faire mes exercices directement le matin, ou de ne pas prendre la marche habituelle autour du lac, tout a changé. Je m’aperçois que je saute moins de journées et quand j’en saute, je suis tout aussi heureuse. Par exemple, hier était une belle journée ensoleillée et je m’étais promis de faire une longue marche en après-midi. Je sentais que j’en avais besoin pour m’aider à prendre une pause de ma journée d’écriture.

En sortant de la maison, quelle surprise ! Il faisait moins 5°C. La mi-avril et encore du froid ?, me suis-je dit. Non, je n’ai pas le goût de marcher dans ce froid, donc je vais me trouver autre chose pour me libérer le mental. 

Vous voyez pourquoi il est important de savoir ce qui nous motive. Pour écouter mon besoin de faire une pause à ce moment-là, j’ai choisi de m’asseoir au soleil près de la fenêtre avec un bon livre qui me détend et ne me demande pas d’effort mental. D'autre fois, je vais choisir de cuisiner un nouveau mets qui me fait plaisir et qui m’absorbe complètement. 

Je peux presque entendre vos petites voix qui disent : « Oui, mais si tu te donnes le droit d’être paresseux, qui va faire tout ce que tu as à faire ? Et puis, tu vas y prendre goût et tu vas devenir de plus en plus paresseux et tu auras de sérieux problèmes. » 

Voilà comment s’y prend notre ego pour nous jouer des tours. Il veut sans cesse avoir raison et trouve tous les moyens possibles pour qu’on l’écoute au lieu d’écouter nos besoins. Pourquoi ? Parce que l’ego ne peut pas connaître nos besoins. Il est créé à partir d’énergie mentale et ne peut que répéter sans cesse tout ce qu’il a appris de bien et de mal dans le passé. Il est convaincu de nous aider donc nous ne pouvons pas lui en vouloir de faire ce pour quoi il a été créé. 

Vous seul pouvez connaître vos besoins qui viennent de votre cœur et non de votre mental. Vous pouvez les reconnaître avec votre capacité de sentir. Lorsque vous pensez à quelque chose et que ça fait WOW en vous, il est certain que cela répond à un besoin. 

Une autre chose que l’ego ne peut pas savoir, c’est que plus vous écoutez vos besoins, plus vous aurez de temps pour faire tout ce que vous voulez. Il ne sait pas que plus vous vous donnez le droit d’être ce que vous considérez être mal, plus vous serez capable d’être bien dans les deux aspects de cette attitude. 

Par exemple, plus vous vous autorisez à être parfois paresseux, plus vous serez capable d’être travaillant chaque fois que ce sera nécessaire de l’être. Moins vous acceptez d’être paresseux, plus vous le serez et plus vous vous en voudrez quand vous serez « trop » travaillant. 

Pour arriver à vous aimer véritablement, vous devez vous accepter dans tous vos aspects autant négatifs que positifs, car chaque attitude comprend ces deux aspects. Cela n’implique pas que vous devez être p.ex. 50 % paresseux et 50 % travaillant. Cela veut tout simplement dire que quoi que vous choisissiez d’être, vous vous sentirez bien, il n’y aura pas de culpabilité et vous serez donc rempli d’énergie pour toutes vos activités. 

À quand votre prochaine journée de paresse ?

Avec amour,

Lise Bourbeau

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