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Êtes-vous plus souvent gagnant que victime?

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Pourquoi y a-t-il autant de personnes "victime"?

La réponse à cette question n'est pas évidente parce que ces personnes ne sont pas conscientes qu'elles jouent ce rôle. Je dis bien "jouer un rôle" parce qu'elles ont oublié leur pouvoir de créer et leur capacité de pouvoir changer leur sort.

Regardons ensemble ce qu'est une victime. Selon le dictionnaire, une victime est "une personne qui subit les injustices de quelqu'un ou qui souffre d'un état de chose".

C'est une personne qui se sent impuissante; elle est convaincue que quelqu'un d'autre ou quelque chose d'autre a le dessus sur elle.

Voici quelques exemples:

  • Madame se plaint que monsieur ne veut jamais aller nulle part. Elle est donc confinée à la maison.
  • Une mère qui se plaint du fait d'avoir des enfants ne lui laisse aucun temps pour elle.
  • Monsieur qui se plaint que sa femme est froide et veut rarement faire l'amour.
  • Un employé qui se plaint que son patron profite de lui et que plus il en fait, plus il lui en demande. De plus, son patron n'est même pas reconnaissant.

Bien qu'une victime semble souffrir d'une certaine situation, elle ne fait rien pour l'améliorer car au plus profond d'elle-même, elle ne connaît pas d'autres moyens pour avoir la même attention qu'elle obtient avec ses problèmes. Aussi, plus une personne utilise les problèmes pour avoir de l'attention, plus elle pense que la vie est injuste et plus elle fait abuser d'elle. Ce sont ces personnes qui se font violer, voler, agresser de différentes façons. J'ai pu constater que la grande majorité d'entre nous avons une partie victime qui se manifeste à divers degrés et dans différents domaines bien qu'il ne soit pas évident de s'en rendre compte parce que nous nous croyons des experts en la matière et que nous nous permettons de devenir sauveteur dans ce même domaine.

Lorsqu'une personne agit ainsi en sauveteur, elle se crée l'illusion, l'impression d'être dans son pouvoir. Elle se cache son impuissance et sa peur de se faire avoir.

Vous connaissez certainement des personnes qui agissent comme dans les exemples suivants:

  • La personne qui se plaint de manquer d'argent est la première à donner des conseils aux autres pour les aider à ne pas en manquer.
  • Celle qui est toujours malade est la première à conseiller les autres qui sont malades en leur disant quel spécialiste consulter. Elle connaît tous les médecins, les médicaments, les cures nécessaires.

Et vous, dans quel domaine vous plaignez-vous? L'argent, l'attention, la compréhension, la justice, l'énergie, la santé, le sexe, la reconnaissance, le temps, etc? Si vous n'en êtes pas sûr, demandez à ceux qui vous connaissent bien. C'est ainsi, pour ma part, que j'ai découvert que j'étais victime du temps.

J'étais souvent dérangée et en réaction avec les personnes qui se plaignaient. J'avais le goût de les secouer, je voulais qu'elles se prennent en main. Je manquais vraiment de tolérance. J'ai donc décidé de faire le miroir et de me demander dans quel domaine je pouvais bien me plaindre. Comme je ne le trouvais pas, j'ai demandé à ceux qui travaillaient avec moi de m'éclairer et ils m'ont dit que je me plaignais souvent de manquer de temps. Pour en devenir vraiment consciente, j'ai eu besoin d'aide car je suis assurée que seule, je ne me serais pas rendue compte du nombre de fois où je me plaignais car rares sont ceux qui réussissent à en devenir conscients seuls.

Par la suite, pour m'en sortir, j'ai demandé à ceux qui travaillaient avec moi de me dire: "Pauvre Lise!" à chaque fois que je me plaignais du manque de temps.

Cette méthode est très efficace mais pas facile pour l'ego. Au début, comme ils me le disaient souvent et que ça semblait les amuser, je ne trouvais pas ça drôle. Après quelques jours, j'ai commencé à en rire avec eux et, à partir de ce moment-là, mon attitude intérieure a commencé à changer. Maintenant, je m'entends souvent dire: "Comme je suis fière de moi aujourd'hui; j'ai réussi a en faire plus que ce que j'avais planifié." Ma conscience du temps s'est transformée.

Les éléments intéressants à noter dans mon histoire sont que j'avais toujours cru que je n'avais pas de problèmes de temps et que j'étais devenue l'experte pour aider les autres à gérer leur temps. De plus, croyant n'avoir aucun problème à ce niveau, je détestais recevoir un conseil à ce sujet. Je n'écoutais pas les autres.

Je vous conseille fortement de faire face à votre partie victime car, sinon, la situation de manque que vous vivez empirera. Pourquoi ? Pour deux raisons. La première: pour réussir à avoir de l'attention, vous devrez vous faire arriver des situations toujours plus dramatiques et deuxièmement :la plupart des gens tendent à s'éloigner des victimes car ils finissent par en avoir assez de leurs plaintes.

La deuxième raison est le fait que la victime reçoit sans cesse une projection de "pauvre" ou de "manque" venant des gens dans son entourage car, lorsqu'ils pensent à elle, ils disent ou pensent:
"Pauvre Jean-Louis" ou "Pauvre Lise", ce qui nourrit beaucoup l'élémental de victime.

Voici les moyens que je propose pour sortir de ce rôle de victime :

  1. Demandez à ceux qui vous connaissent de vous le dire lorsque vous vous plaignez.
  2. Donnez-vous le droit de ne pas aimer vous le faire dire.
  3. Ne faites pas de contrôle, c'est-à-dire n'essayez pas de ne plus vous plaindre. Donnez-vous plutôt le droit de le faire.
  4. Acceptez le fait que ce manque vous apporte une certaine attention.

Comment saurez-vous que vous aurez dépassé cet état de victime ? Lorsque vous n'éprouverez plus le sentiment de manquer de la dite chose ou état. Je suis convaincue que tous ceux et celles qui jouent un rôle de victime ont tout ce qu'il faut pour devenir forts, solides et prospères dans le domaine où ils ont un manque.

Il ne vous reste qu'à décider de quel côté vous voulez aller : victime ou gagnant !

Avec amour,

Lise Bourbeau

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