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Aujourd'hui, au-delà de l'envie, il s'agit, d'un besoin, d'un élan du plus profond de mon être, je suis prête tout simplement à partager mon expérience et les bienfaits de ce chemin E.T.C. dans ma vie.
Mon parcours : une enfance et adolescence placées sous le signe du déséquilibre familial, (mère psychopathe, manipulatrice, aux comportements méchants tant sa souffrance fut grande, père manipulé et sans assez d'atouts dans son parcours pour résister, frère hypersensible et égocentrique, et moi dans la rébellion, la colère permanente et le refus de jouer, de participer à toute forme de vie familiale, scolaire, sociale dès que les notions d'ordre, d'obligation, d'organisation apparaissaient).
Puis des "accidents" de vie, des décès (morts du 1er mari et du 1er enfant), cambriolages multiples, agression à main armée, incendies, vols de voitures, importantes pertes financières et plusieurs années de dettes,... Guère de secteurs épargnés...
J'ai mis beaucoup de distance avec mes parents passant 11 ans à des milliers de km d’eux. Mon parcours, professionnel et affectif, a été chaotique, atypique, la rébellion et la colère toujours présentes malgré plusieurs thérapies, il fallait que je détruise ce que j'aurais pu construire, à commencer par moi. Je construisais inconsciemment, je ne pensais pas encore que cela pouvait être moi !
11 ans de pratique bouddhiste m'ont apporté un recul, un début d'acceptation et une spiritualité et je dirais maintenant que j'ai commencé à être douce avec moi, à m'aimer ? Je ne le savais pas encore.
Toujours des 11, ça a commencé à ma naissance, je suis née le 11.11, j'ai 11 lettres à mon prénom. Après 11 ans dans mon dernier job, je suis malade, mais en bonne rigide, je vais jusqu'à la limite de l'épuisement avant de décider de me faire licencier. Un avocat s'occupe de mon dossier. Le travail de confiance était entamé, vis-à-vis de l'avocat et de la vie en général, je savais que le résultat serait conforme à mes attentes clairement définies.
En même temps, mes 2 parents n'étaient plus en mesure de se prendre en charge, je suis devenue tutrice de mon père, et malgré toutes les manoeuvres de ma mère, j'ai pu accompagner la dernière année de vie de mon père au mieux. Prendre en charge ma mère fut autrement compliqué, mais j'avais entrepris le parcours d' E.T.C. J'ai été invitée à la mini-conférence qui précède le 1er atelier. Je connaissais le livre de Lise "Ton corps dit aime-toi" et je m'en servais pour décoder mes malaises, sans posséder toute la technique et la méthodologie.
Le déclic fut immédiat et j'enchaînais 4 ateliers d'un coup, décidais de devenir étudiante et pourquoi pas consultante, c'était tellement évident, tellement clair que mon parcours m'avait amenée là, j'étais centrée, c'était "ici et maintenant", je sentais que c'était juste et bon pour moi. JE SENTAIS ENFIN !
Deux ans de parcours passionnants et 3 phases accomplies. Enfin presque, puisqu'à ce jour, il me reste un atelier de la 2e phase à faire.
Au fil des mois, ce sentiment de solitude qui me poussait tant à fuir s'est estompé.
Grâce à ma mère, j'ai abordé la blessure d'Abandon, à priori pour l'aider à mourir en paix, mais quand j'ai accepté de voir la mienne, la sienne s'en est trouvée mieux. Et ma mère est décédée après nous avoir demandé pardon et nous avoir dit qu'elle nous aimait, et qu'elle était fière de ce que j'étais devenue. WOW !
Je ne peux citer tous ceux et celles qui m'ont fait progresser, ou dont la présence était simplement rassurante, enthousiasmante, joyeuse ou même dérangeante au début et géniale par la suite. Je vous remercie tous. Je parlerai d’Anne-Marie, ma consultante actuelle, avec qui je peux fonctionner dans une totale confiance, le lâcher-prise, le naturel. Ferme et douce à la fois, je sens sa force tranquille et elle me met en joie, me dynamise et sait si bien me renvoyer à ma responsabilité, un grand merci.
Grâce, je n'aurais que ce mot-là à la bouche, les rencontres ont toujours été tellement importantes pour moi, m'ont aidée à avancer, à comprendre. Et même quand les gens rencontrés nous éveillent souffrance ou toute autre émotion en rapport avec nos blessures, ils sont à remercier, ils nous remettent directement sur le rail de ce qu’il nous reste encore à intégrer.
Ne plus souffrir, comme c'est bon, et même quand réapparaît la souffrance, savoir qu'elle nous parle de quelque chose qui reste à identifier, observer, accepter, que le processus s'opère de plus en plus vite et la transformation aussi de fait.
Bien sûr merci à Lise d'avoir ouvert cette voie royale à l'amour de soi.
Marie-Hélène, Bordeaux FRANCE
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